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Marion

Niamey - Niger, 21 Septembre 2007 J'arrive à l'aéroport après 10h d'avion, il est 22h et il fait 35°, le taux d'humidité est tel qu'après trois pas n'importe qui est déjà trempé. "Mais qu'est-ce que je viens faire ici...?" Léger découragement, mes valises n'arrivent pas, envie de remonter tout de suite dans l'avion. Et puis non, j'aperçois mon chauffeur tout sourire, je récupère mes valises, je monte dans la voiture... il est trop tard pour faire demi-tour. "Qu'est ce que je viens faire ici ?" Justement, je viens faire ce que j'aime. Travailler pour une ONG qui compte pour moi, rencontrer des gens qui ont des expériences exceptionnelles à partager, profiter de la simplicité de la vie ici. J'ai bien fait de rester.

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Affichage des articles postés le: 01/01/2001

28 Jul 2008 
Singing in the rain
Et oui, en cette fin juillet, encore un article sur la pluie... le climat de cette région n'a pas fini de m'étonner !

Ce mois-ci je suis partie en mission au Burkina grâce à mon collègue Abba avec qui je travaille sur le projet WOW et Sarah du WWF France. Mission : tournée de supervision des micro-projets Action Eau. Je suis presque en vacances alors j'ai la flemme de faire un article complet sur les tenants et les aboutissants de cette mission fantastique, mais il faut quand même que je publie les meilleures photos-scoop pour que vous imaginiez l'ambiance...

Pour résumer, le leit motiv qui a ponctué ces quelques jours a été sans aucun doute : "bon mais... on passe là ou pas...? Non mais je veux dire, vous êtes vraiment sûrs qu'on passe?!? Oh p****n un trou..."

Ceci fut une ville, avant la pluie. Ensuite, ça ressemblait plus à un immense bain de boue argileuse... Y a des gens qui pairaient pour ça!




Mais le plus marrant, sans conteste, c'est quand il faut traverser les cours d'eau... Marrant surtout parce que contrairement à la France, au Burkina l'eau passe SUR les ponts... simple mais il fallait y penser...


Et à pied ça doit être encore plus marrant *rire jaune*


Voilà, sur ce je boucle ce -probablement- dernier article écrit depuis Niamey et je vais finir de ranger et empaqueter mes affaires... Départ prévu dans 3 jours.

MarYon · 254 vues · 1 commentaire
20 Jun 2008 
Projet WOW
Non, il ne s'agit pas d'un projet de transfert de technologie consistant à implanter World Of Warcraft au Niger...
WOW signifie Wings Over Wetlands (avouez que ça a de la gueule) ou Des ailes au-dessus des Zones Humides (ouais en français c'est un peu moins classe...).

Comme vous êtes une bande d'incultes, je parie que vous ne savez pas ce qu'est une zone humide.

Zone Humide
: territoire qui dispose au moins pendant une partie de l'année d'assez d'eau pour permettre le développement de communautés spécifiques de plantes et d'animaux adaptées à ces conditions particulières. Selon la conventions Ramsar les zones humides sont « des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris les étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas 6 mètres ». Les zones humides sont très importantes au Sahel pour filtrer les eaux, éviter les inondations, alimenter les nappes phréatiques, éviter les sécheresses, éviter les famines...

 

Convention Ramsar : convention internationale traitant des zones humides, signée à Ramsar (Iran) en 1971. C'est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources, dans un but de développement durable. La convention a actuellement 158 pays contractants qui ont inscrit 1747 zones humides sur la liste Ramsar des Zones Humides d'Importance Internationale.

 

Le projet WOW est un projet mondial de protection des oiseauc migrateurs et sa présence au Niger concerne l'appui aux communautés locales pour le développement et la mise en oeuvre d'un plan de gestion des ressources naturelles du complexe Namga-Kokorou. Le complexe Namga-Kokorou a été classé "zone humide d'importance internationale" en 2001 par le Niger. Il s'étend sur 66 829 ha au total, et comprend quatre zones humides saumâtres et une quinzaine de villages.


Mais pourquoi tout ce baratin, me direz-vous? Et bien tout simplement parce que ce projet est entré en phase de mise en oeuvre accélérée début juin, ce qui explique que j'ai eu beaucoup de travail et que j'ai été pas mal absente pour cause de brousse. Et surtout parce que j'ai fait des nouvelles photos et que je brule de vous montrer ça!


Sécheresse - Mare asséchée comme sur France 5


Des gaos à l'entrée de Namga


Le chef de canton de Namga-Kokorou, à Kokorou. En gros il est le chef traditionnel de toute cette région, transmission héréditaire du pouvoir, il a quatre femme, 30 gamins et 20 000 têtes de bétails. Vu son air suffisant ça a l'air de lui plaire assez le pouvoir...


Et le désert...


... avance


Une des mares, notez la dune de sable au fond qui menace


Délégués des villages, à l'atelier de sensibilisation




Animatrice et animateur, le maire et le staff du projet


Ma collègue Salamatou


Et moi, zavez vu comme j'ai l'air réjouie? ^^


Voilà voilà, un chouette programme, bien pensé (le renforcement des capacités des populations locales ça marche pas mal), mais malheureusement on manque de financement pour la mise en oeuvre du plan de gestion et on est coincé dans un calendrier international qui ne correspond pas forcément aux réalités du terrain nigérien. Mais ça commence plutôt bien!

 

MarYon · 390 vues · 0 commentaires
10 Jun 2008 
En attendant l'apocalypse
Titre sympatique n'est ce pas? Mais vous allez comprendre pourquoi...

Cet article est un peu (très) en retard mais j'ai été grave occupée ces temps-ci (oui je sais c'est pas une excuse). Déclic aujourd'hui : ma môman m'a signalé par mail que mon blog sent un peu le moisi (sic) et comme j'ai quand même de l'amour propre je vais tenter de rectifier le tire. VIEUX MOTARD QUE JAMAIS, c'est ma devise!

Je voulais donc le mois dernier publier quelques photos de mon jardin, qui m'a fait craqué dès que j'ai vu ma nouvelle maison en janvier dernier. La maison en elle même est très chouette, je m'y suis tout de suite sentie bien, mais c'est surtout le petit jardin avec la terrasse devant qui m'ont plu dès le départ.

Désolée de vous imposer ma passion pour les trucs qui poussent et qui fleurissent, mais c'est mon blog alors après tout je fais ce que je veux.

Une fleur, étonnant non?


Une autre fleur, et les marches de la terrasse :


Le frangipanier, que j'adore :


Et ses fleurs qui sentent si bon :



Voila, j'aurais conclu cet article en disant que quand même un joli jardin comme ça au Niger, j'en ai de la chance, et tout le monde serait reparti content.



Mais il y a un mais, ça ne s'est pas passé comme prévu : la pluie s'en est mélée...
Depuis 8 mois, tous les nigériens, en ville ou en brousse, prient pour qu'il pleuve. Ici, on attend la pluie comme on attend une semaine complète de beau temps à Limoges : avec beaucoup d'espoir mais en sachant que ce n'est pas gagné...
Et puis j'ai vu mes premières pluies. Et je me suis demandé s'ils n'avaient pas prié un peu fort cette année... Au Niger la pluie est toujours précédée d'un phénomène très étrange : le vent se met à souffler (vu la différence de température, rien d'étonnant), un immense nuage de poussière rouge (latérite inside) se lève, la nuit tombe en quelques secondes (je garantis la durée, j'y étais), on suffoque (et là même moi je crois avoir prié pour qu'il pleuve ^^') et d'un coup l'averse commence, plaquant cette poussière au sol dans un grand "OUF" général.

J'étais sur ma terrasse quand j'ai vu ça :


Et 10 secondes plus tard :


Bon, ça c'était la première pluie. Découverte, Frisson, Sympa!

Et puis il y a eu la deuxième pluie... et là c'est beaucoup moins drôle : l'orage le plus énorme que j'ai jamais vu. Un orage sec : finit le bon vieux éclair-tonnerre, là c'est des éclairs dans tous les sens, dans toutes les directions, de toutes les tailles... (très beau à regarder cela dit). Et surtout, la tempête... Raffales monstrueuses, dégats énormes, en particulier dans mon quartier... en particulier dans mon jardin...
Sur les deux photos au dessus, on voit : sur la 1ere un arbre à droite, sur la 2eme la branche d'un grand arbre à droite. Le premier il en reste le tronc et 1/2 branche, l'autre est tombé dessus dans un coup de vent un peu trop violent.

Du coup le beau jardin est ravagé, quasiment plus d'ombre, il reste une souche dépiautée, sans parler des plantes grimpantes malmenées par la pluie qu'il a fallut dégager... Je ne me sens plus vraiment chez moi dans cette maison... (Heureusement je n'habite plus vraiment là bas, mais ça c'est une autre histoire.)

Cette pluie que tout le monde attend si fort, je l'espérais un peu plus clémente... comme un baume sur les 8 mois de secheresse précédents, mais visiblement rien n'est doux pour le Niger.
MarYon · 329 vues · 1 commentaire
10 Avr 2008 
Et enfin celui que vous attendiez tous...
... enfin surtout celui que moi j'attendais tous, j'ai nommé
LE PARC W !

24h inoubliables, sur le mode "il faut le vivre pour se rendre compte", mais comme je suis gentille je vous mets quand même en ligne mes photos exclusives et inédites, ça se passe de commentaire.



















Et là je suis sûre qu'il y avait un lion, même si on ne l'a pas vu :
MarYon · 281 vues · 4 commentaires
09 Avr 2008 
Deux jours bien chargés
Un peu plus tard dans la semaine, on est parti en excursion un peu plus longue, avec au programme : découverte du taxi-brousse, cuisson traditionnelle des poteries, nuit sur l'île de Boubon, ballade en chameaux, marché du mercredi et retour à Niamey en pirogue en croisant les hippos.

Tout a commencé dans le taxi-brousse que notre guide Bala avait dégoté selon notre exigence "moins cher que moins cher" :




Arrivée au village de Boubon le soir, veille du marché, les femmes font cuire leur production de poterie pour les vendre le lendemain :






Le lendemain matin, après une nuit très "roots" au campement de l'île de Boubon (pas d'électricité ni d'eau courante), une petite ballade en chameau qui faisait grave truc-à-touriste mais c'était génial malgré tout :




Pendant la visite du marché, pas de photo. On veut bien passer pour des touristes mais quand même on a un minimum de descence.

Enfin retour à Niamey en pirogue à rame (pas de moteur, c'est plus long mais ça fait pas de bruit et ça pu pas l'essence) avec en prime, nos amis les hippos... j'imaginais pas ça si gros!





Ceux qu'on voit dépasser c'est les bébés! Ils sont si mignoooooooooons ^^ tu veux un susucre???
En fait mieux vaut rester prudent, c'est un animal très fort qui peut être très agressifs pour protéger ses petits. Et ouais.

MarYon · 257 vues · 2 commentaires

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